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Les personnages célèbres

Foulque Nerra Foulque Nerra Foulque Nerra (970-1040)

Étonnant Faucon Noir ! L'indomptable comte d'Anjou, qui ajouta la Touraine à ses terres en les enlevant à son rival Eudes 1er, comte de Blois, fut en effet l'un des plus grands féodaux des années 1000, plus puissant que son suzerain, le roi de France. Toute sa vie fut marquée du sceau de l'outrance et de la démesure, enchaînant exploits chevaleresques et crimes infâmes, faisant alterner les actions les plus noires avec les gestes les plus nobles...
Délaissant le Vieil-Baugé, siège d'une ancienne viguerie carolingienne, Foulque III Nerra, le "Faucon noir", édifia à Baugé-le-Jeune, entre 1015 et 1025, une puissante citadelle, la troisième du comté, pour protéger sa frontière Nord contre les appétits du comte de Blois

Le Roi René (1409-1480) Le Roi René Le Roi René

René, dit "le bon roi René" fut duc d'Anjou, comte de Provence (1434-1480), duc de Bar (1430-1480), duc de Lorraine (1431-1453), roi effectif de Naples (1438-1442), titulaire de Sicile (1434- 1480) et roi nominal de Jérusalem. Deuxième fils de Louis II d'Anjou, roi de Sicile, et de Yolande d'Aragon, frère cadet du chimérique Louis III, il naquit le 16 janvier 1409 au château d'Angers, devant lequel on voit aujourd'hui sa statue, élevée au XIXème siècle et oeuvre de David d'Angers.Orphelin à 9 ans, il fut marié à Isabelle, fille et héritière du duc Charles II de Lorraine, le 24 octobre 1420.

Elevé par son oncle, le cardinal Louis de Bar, qui l'adopta, et par son beau-père, il succéda au premier en 1430 et au second en 1431.

Fidèle au roi Charles VII, qui avait épousé sa soeur Marie, il assista, en 1429, au sacre de Reims et s'attira par là l'animosité du duc de Bourgogne Philippe le Bon.Celui-ci suscita alors contre lui un rival en Lorraine, Antoine de Vaudémont.Battu et fait prisonnier à Bulgnéville (juillet 1431), René, captif des Bourguignons, fut libéré contre ses fils Jean et Louis retenus comme otages.

Son titre de duc de Lorraine lui fut confirmé à Bâle en 1434 par l'empereur Sigismond de Luxembourg. Mais cette décision fut contestée par Philippe le Bon qui l'emprisonna à nouveau (1435) et ne le libéra contre rançon qu'en 1437.Trois ans plus tôt, en 1434, la mort de son frère Louis III avait fait passer sur sa tête l'Anjou et la Provence, mais aussi des droits sur le royaume de Naples.Une fois libéré, il s'épuisa pendant trois ans à tenter de s'imposer à Naples où il s'était installé dès 1438. Mais, attaqué par Alphonse d'Aragon, assiégé plusieurs mois dans sa capitale (1441), il finit par renoncer à la lutte et rentra en France, ne gardant de son royaume que le titre (1442).Ami de toujours de Charles VII, il contribua à l'arrêt des luttes franco-anglaises, en jouant un rôle actif lors des négociations de Tours et en mariant sa fille Marguerite à Henri VI d'Angleterre en 1445 ; puis il participa aux côtés du roi à la reconquête des provinces perdues.

Après la mort de sa femme, Isabelle de Lorraine, il tenta encore une fois, mais vainement, de faire valoir ses droits sur le royaume de Naples, transmit le duché de Lorraine à Jean de Calabre (1453) et confia l'administration du duché de Bar à son gendre Ferry II de Lorraine-Vaudémont (1456).

Remarié à Jeanne de Laval, il renonça alors à la grande politique et partagea désormais sa vie entre les provinces qui lui restaient, l'Anjou et la Provence, voyageant de l'une à l'autre comme on le faisait couramment à l'époque, c'est-à-dire par la Loire et le Rhône, la jonction s'effectuant par route de Roanne à Lyon. Il s'attacha à restaurer leur prospérité économique et se consacra à la réforme de leur administration.En Provence notamment, furent créés, dans le domaine financier, un général des Finances (1442), un receveur général des Finances (1445-1453), un grand président de la Chambre des comptes (1460) et, pour tirer le meilleur profit du développement économique, un maître des ports (1471), percevant une taxe sur les blés, les peaux etc. ainsi qu'un général des Monnaies (1479).

Dans ses différentes résidences - en Anjou, , il se livra à l'étude et à la pratique des lettres, des arts et des sciences, car c'était un des esprits les plus cultivés de son temps et un mécène éclairé qui protégea les artistes, comme Nicolas Froment, l'auteur du Buisson ardent, cet admirable triptyque de la cathédrale d'Aix.


Anne de Melun (1618-1679)

Anne de Melun, princesse d'Espinoy, est née au château d'Ubies près de Mons, élevée au chapitre Ste-Waudru, adoptée par son oncle, elle parut à la Cour de Bruxelles. La mort de cet oncle et de son propre frère lui permit de suivre son goût pour une vit religieuse très humble. Elle en fit l'essai à Paris, à Lyon, à la Visitation de Saumur, et finalement sous le nom de Soeur de La Haie vint aider Marthe de la Beausse à fonder l'Hôpital de Baugé. Fixée à Baugé avec son frère le 10 août 1650, l'autorité de sa haute naissance lui permit de protéger la ville contre les excès des soldats en 1652. En 1671, elle se rendit à Beaufort, ravagée par la peste. Elle ne revint qu'en 1678. Elle mourut en odeur de sainteté à Baugé l'année suivante, et fut inhumée dans le choeur des religieuses de l'Hôtel-Dieu.


Marthe de la Beausse Marthe de la Beausse Marthe de la Beausse (1604-1676)

Marthe de la Beausse, ainsi nommée du lieu de sa naissance. (Marthe Rossey 1604 - 1676). Fille de Jean Rossey et de Jeanne Coiffé. C'était une pauvre fille de la campagne venue habiter la ville de Baugé avec sa famille. Son père, sur son lit de mort, lui fit promettre d'aider les plus démunis. En 1629, elle entra aux Benedictines mais l'état précaire de sa santé ne lui permit pas de rester dans cet ordre. Marthe, dans sa pauvreté, hébergea chez elle plusieurs malades et se mit en devoir de les soigner. Ils vivaient de ses aumônes qu'elle allait quérir en faisant du porte à porte.

Elle fit toute les démarches pour construire un hôpital dans la ville de Baugé. Au début, les habitants accueillirent cette idée favorablement. Émus de sa tenacité et de sa volonté, réunis en assemblée le 23 mars 1639, lui adjugèrent le terrain qu'elle convoitait dans le faubourg de Champ-Boisseau. La première pierre fut posé le 1er Avril 1643. Les premières constructions furent réalisées avec les matériaux provenant de l'ancienne église Saint-Laurent.


 
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